dimanche 3 mars 2013

Le Rendez-vous de France Culture

Durant tout le mois de mars, le magazine culturel Le Rendez-vous, diffusé de 19 à 20 heures du lundi au vendredi sur France Culture, a lieu en direct au Palais de Tokyo le vendredi.
 
J'ai eu le plaisir d'assister à l'émission de ce vendredi 1er mars.
 
Première rubrique, Le journal de la culture ouvrait le débat sur le salaire des acteurs, qui faisait l'objet le jour même de deux tribunes dans la presse. Il était mis en parallèle avec le salaire des techniciens et des réalisateurs, apparemment sans aucune commune mesure, comme on pouvait s'en douter. Puis il était question de deux étudiants en physique de Leicester qui, fascinés enfants par le volet trois des aventures de Spiderman en 2004, ont fait des expériences pour prouver que la toile de l'homme-araignée était bien à même de stopper une rame de métro lancée à pleine vitesse. Et oui, il paraît que c'est possible !
 
 
 
La session, moment musical de l'émission, était consacrée au rappeur Rocé, remarqué en 1996 par DJ Mehdi. Il a interprété En apnée, extrait de son nouvel album Gunz n' Rocé, et c'était vraiment très bien, une belle découverte.
Mais écoutez plutôt...





 
 
 
Ensuite, Eric Elmosnino, comédien, et  Yann Coridian, réalisateur, étaient invités pour présenter le film Ouf actuellement sur les écrans. C'en est suivi un petit bavardage courtois, passablement agréable, mais qui ne m'a pas donné envie d'aller découvrir ce film.
Mais j'ai appris au passage qu'Elmosnino avait longtemps joué au théâtre aux Amandiers à Nanterre et qu'il était un personnage du livre Rendez-vous de Christine Angot.
 
 
 
 
 
 
Avant-dernière rubrique, la chronique de Thomas Clerc m'a enthousiasmée par son ton drôle et caustique et par la pertinence de son propos. Il revenait sur trois des unes de la semaine de Libération, toutes trois consacrées à une personnalité: Marcela Iacub, Stéphane Hessel et Daniel Darc.
La "Une Marcela Iacub" mettait en lumière la promotion par un journal d'un de ses chroniqueurs. Moi qui ai lu les articles vendredi dernier, je les ai en effet trouvés plus ou moins maladroits  et ne parvenant clairement pas à emporter le morceau. Même Gérard Lefort, que j'apprécie plutôt d'habitude, semblait assez mal à l'aise...
 Avec la "Une Stéphane Hessel",  Thomas Clerc disait que l'on était dans "l'hyper-consensuel." (Et oui !) De la très très méchante au très très gentil...
Finalement, Monsieur Clerc trouvait qu'avec la "Une Daniel Darc", Libé était dans ce qu'il fait le mieux: "la réévaluation culturelle."



Enfin, l'émission s'achevait avec Boris Cyrulnik, psychiatre et psychanalyste, venu présenter son récit autobiographique, écrit pour la première fois à la première personne: Sauve-toi, la vie t'appelle. Il y revient sur son enfance très tourmentée pendant la guerre, puis sur son itinéraire après la libération, celui d'un enfant n'ayant pas retrouvé ses parents. "Pour devenir psychiatre, il faut avoir un gros problème", dit-il; pour lui, ce fut la seconde guerre mondiale. Boris Cyrulnik est un spécialiste de la résilience, mais se défend d'être lui-même un exemple de résilience. Il aurait même souhaité ne pas du tout utiliser le terme dans son récit.
Les chroniqueurs ont remarqué qu'il était toujours question de cinéma dans son livre, comme un "sous-texte cinématographique." Boris Cyrulnik parle "d'une représentation de soi intime, au sens théâtral du terme, qui constitue son identité", d'où les multiples références au septième art.
Boris Cyrulnik a également rencontré Georges Perec (que j'aime beaucoup), dont l'histoire fait écho à la sienne.
Cet échange m'a donné très envie de lire son livre.

Et cette émission m'a donné très envie aussi de retourner au Palais de Tokyo les vendredis soirs du mois de mars pour assister à d'autres Rendez-vous. Venez-y vous aussi ! Il n'y a pas beaucoup de places, mais il faut être sincère, il n'y a pas grand monde non plus. En tout cas, foule ou pas foule, c'est drôlement chouette !

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