mercredi 8 mai 2013

Elsa Schiaparelli

Elsa Schiaparelli nait à Rome en 1890, mais c'est à Paris que cette Italienne crée sa maison de couture, occupant surtout le devant de la scène dans les années 1930.
 
L'italienne qui fait des robes, comme la surnomme une Gabrielle Chanel aussi talentueuse que venimeuse, se fait principalement connaître par son extravagance et son anticonformisme, mêlant intimement l'art et la mode.
 
Pour ma part, je l'aime tout particulièrement car je trouve ses créations magnifiques, empreintes d'une grande poésie et toujours patinées d'une touche d'humour, élément vraiment essentiel à la mode.


Elle commence par ouvrir en 1927 une boutique appelée Pour le sport, et les pull-overs qu'elle y propose sont ses premiers succès.

Pull-over en laine noire avec cravate en trompe-l'œil, 1927.


 

Tailleur à tiroirs inspiré de La Vénus de Milo aux tiroirs de Dali.
Du milieu à la fin des années 1930, l'influence du surréalisme se  fait profondément sentir, dans l'ensemble de la société comme dans la mode. Et Schiaparelli est très proche des surréalistes; elle travaille notamment avec Christian Bérard, Jean Cocteau, Alberto Giacometti et Salvador Dali.
 
En 1936, elle crée, entre autres, un chapeau-soulier, considéré à la fois comme un objet fétichiste et comme un détournement dans l'esprit du surréalisme, ainsi qu'une paire de gants noirs aux ongles en métal doré, qui évoque une série de mains peintes par Picasso et photographiées par Man Ray.
  
 


Chapeau-soulier, 1936.


 
 

Gants du soir Griffes, 1936.


 
Dans cet esprit, ma création préférée reste néanmoins la fameuse robe homard imaginée avec Dali, un modèle de chic et d'espièglerie tout à la fois. J'adorerais la porter !
 
 

 
 
 
Schiaparelli est également l'une des premières, et ce dès l'automne 1937, à imaginer des collections à thème, comme la musique, le cirque, les arlequins ou l'astrologie. Les modèles regorgent de broderies somptueuses réalisées par Lesage, de boutons fantaisie faisant écho au thème choisi et bien sûr du fameux rose shocking, vif et lumineux, la couleur fétiche d'Elsa.
 
 
 
Boléro brodé sur le thème du cirque par Lesage, éléphants et trapézistes, été 1938.
 
 
Cape Phoebus en lainage rose shocking, brodée d'or par Lesage, 1938.
 
 
Elle commercialise aussi des parfums. Le flacon de Shocking !, datant de 1936, est créé par Leonor Fini d'après les courbes de l'actrice Mae West. Il fut très certainement une source d'inspiration pour Jean-Paul Gaultier.
 
 
 
 
Elsa Schiaparelli meurt à Paris en 1973. L'actrice Marisa Berenson est l'une de ses petites-filles.
 
 
Valerie Mendes & Amy De La Haye, La Mode au XXème siècle, Londres, 1999.
François Boucher, Histoire du costume en Occident, Paris, 2008.


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