samedi 11 mai 2013

Gia Carangi

Née en 1960, Gia Carangi est une top-modèle américaine de la fin des années 1970 et du début des années 1980, qui connaît une carrière aussi fulgurante que brève.
 
Sa beauté à couper le souffle et son naturel créent une nouvelle façon d'être dans le mannequinat, ouvrant la voie à des modèles plus spontanées, plus expressives.
 

 
 

Originaire de Philadelphie, Gia arrive à New-York à l'âge de 17 ans. Dès 1978, elle travaille avec de nombreux photographes de mode et sa carrière démarre en flèche. Elle pose notamment pour des couvertures de Vogue US, Vogue Paris et Cosmopolitan.
 
 
 
 
 
 
 
   
Mais elle n'en reste pas moins une très jeune femme à fleur de peau et d'une grande fragilité. Elle fréquente le Studio 54 de la grande époque, commence par prendre de la cocaïne et finit par sombrer dans une dépendance inextricable à l'héroïne.
 
 

 
Sa carrière décline alors aussi vite qu'elle s'était enflammée. En manque, Gia pique des crises sur les shootings, ce qui fait que peu à peu, plus personne ne veut travailler avec elle, ni même être associé à son image de plus en plus trash. Lors de sa dernière séance photos pour Vogue en novembre 1980, ses bras sont si marqués qu'aucun maquillage pro ne parvient à dissimuler les stigmates de ses addictions.
  
 
 
En 1981, elle retourne à Philadelphie auprès de sa mère. Elle suit plusieurs cures de désintoxication, mais sans succès. Ses tentatives pour réintégrer le milieu de la mode se soldent également par des échecs du fait de sa dépendance à l'héroïne, pour laquelle elle engloutit tout l'argent qu'elle avait gagné en tant que top-modèle.
 
En 1986, elle est hospitalisée pour une pneumonie et apprend qu'elle est atteinte du SIDA, une maladie encore peu connue et qui fait peur.
 
Gia meurt à l'âge de 26 ans en novembre 1986. 

Elle reste dans les mémoires du fait de son incroyable  beauté et de son histoire tragique d'icône moderne, digne des plus grands drames antiques. Le destin d'une magnifique jeune femme portée au pinacle mais prisonnière de ses démons intérieurs. Une beauté qui se brise dans une descente aux enfers vertigineuse.
Bisexuelle si ce n'est lesbienne, Gia devient aussi un symbole homosexuel.
 
Stephen Fried écrit sa biographie en 1993, Thing of beauty, mais je ne crois pas qu'elle ait été traduite en français.
Un biopic intitulé Gia est tourné par Michael Cristofer en 1998. Ce téléfilm est un vrai nanar, avec une Angelina Jolie  bien mal inspirée qui en fait des caisses. On peut tout à fait s'abstenir...
Enfin, un film documentaire intitulé The self-destruction of Gia sort en 2003, mais je ne pense pas non plus qu'il soit possible de le trouver en français.
 
Il existe par contre sur internet de nombreuses photos de Gia, toutes plus belles les unes que les autres, et quelques vidéos, dont certaines mettent en scène une jeune femme perdue, plus junkie que star de la mode.
Elle danse dans ce clip de Blondie datant de 1980. Quelques plans vagues, une apparition furtive à l'image de sa carrière...
 
 



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