dimanche 5 mai 2013

Un délicieux Rendez-Vous avec France Culture

Un nouveau vendredi soir au Palais de Tokyo pour le direct de l'émission de France Culture, Le Rendez-Vous...

 
Le journal de la culture évoque l'inauguration ce jeudi 2 mai du théâtre Mariinsky II, le nouveau théâtre lyrique de Saint-Pétersbourg. L'architecture du lieu, résolument contemporaine, a suscité de très vives critiques dans la ville, ce qui pose la question d'un conservatisme très marqué propre à Saint-Pétersbourg.
 
 


 
Les brèves continuent à nous faire voyager autour du globe.
En Belgique, à Louvain, le 6ème prix international de Bande Dessinée Diagonale, a désigné ses lauréats pour 2013: Emmanuel Lepage pour Un printemps à Tchernobyl reçoit le prix du meilleur album, Vehlmann et Gazzotti pour Seuls reçoivent celui de la meilleure série et Cosey est honoré par le grand prix pour l'ensemble de son œuvre.
A Londres, les paroles d'une chanson inédite de Bob Dylan, intitulée Go Away You Bomb et datant d'il y a 50 ans, seront vendues aux enchères le 26 juin.
En Chine, c'est également l'architecture qui crée la polémique. Le quotidien du peuple, organe de presse officiel, va avoir un nouveau siège, qui est actuellement en construction. Mais le bâtiment est l'objet de critiques et de moqueries au point que les autorités chinoises ont mis en place une censure internet sur le sujet. Selon les divers quolibets, le bâtiment ressemblerait à un pénis... A vous de juger ! Moi je trouve que oui, carrément.
 
 
 

 
 
 La session est placée sous le signe de la saudade avec Zé Luis, un musicien cap-verdien de 60 ans qui vient d'enregistrer son premier album, Serenata. Longtemps charpentier, il n'a en effet été découvert que tardivement. Zé Luis interprète le répertoire traditionnel du Cap-Vert, celui qu'il connaît le mieux, à la fois mélancolique et sensuel. Il joue au Palais de Tokyo deux chansons, Bartolomeu Dias et Ku Nha Kin Bem. C'est absolument magnifique ! Bravo !!! Il faut dire que j'adore la langue et la musique portugaises.
 
 
 
 



Le cinéaste d'origine argentine Juan Solanas est invité pour son deuxième long-métrage, Upside Down, avec Kirsten Dunst  et Jim Sturgess. Selon l'auteur lui-même, il s'agit d'une histoire "un peu ovni", celle d'un amour impossible entre Adam et Eden qui vivent sur deux planètes opposées: le ciel de l'un est le sol de l'autre et vice-versa.
Selon les journalistes de France Culture, le résultat plastique est très beau. Juan Solanas explique les éléments techniques (très très compliqués !) du tournage: je ne comprends rien du tout. Même le deuxième invité, Manuele Fior commente: "Je n'ai pas bien compris, mais ça doit être mes limites concernant la langue française."  Il peut selon moi se tranquilliser car ce n'est pas plus évident pour la francophone native que je suis... Mais la passion du réalisateur quant à son sujet fait vraiment plaisir à voir.
Les références architecturales sont très présentes dans le film, dans l'esprit de Métropolis de Fritz Lang et dans celui du bâtiment de la banque Llyods de Buenos-Aires.


Juan Solanas explique qu'il y a évidemment plusieurs lectures métaphoriques possibles de son œuvre, que certaines d'ailleurs n'apparaissent qu'après coup, même pour l'auteur. On retrouve bien sûr le rapport Nord / Sud, Amérique du nord et Amérique du Sud. Solanas ici en haut et sa famille en Argentine en bas. "Il y a plein de Nord / Sud dans la vie" dit-il. En écrivant ce film, il souhaitait aussi mettre en lumière ce que l'on vit à l'heure l'actuelle, "l'objetisation des gens."





La chronique de Thomas Clerc concerne cette semaine le bimestriel Le monde des sciences, qui se doit de résoudre une contradiction: rester proche de l'idéal scientifique ET être compréhensible.
Le propos de Thomas Clerc est vraiment très drôle, car c'est le discours d'un pur littéraire sur un objet scientifique, vulgarisé certes, mais qu'il regarde néanmoins avec une certaine distance étonnée.
On imagine volontiers l'hypokhâgneux légèrement méprisant avec le maths sup; pour rien au monde il ne se serait assis à côté de lui à la cantine d'Henri IV. Mais bon, là je l'avoue, ce n'est que pure spéculation de ma part...




Le dernier invité est l'auteur de bande dessinée Manuele Fior, venu présenter son dernier ouvrage, L'entrevue.
Cette BD à la très belle couverture marque le retour au noir et blanc pour Manuele Fior, avec un travail au fusain et à l'encre pour cette histoire qui est une sorte de rencontre du troisième type. En 2048, dans le Nord de l'Italie, un médecin a un accident de voiture car il a vu des formes géométriques étranges dans le ciel.
Manuele Fior (qui m'a beaucoup charmée soit dit en passant...) a pour références les films d'Antonioni et les photos de Cindy Sherman. Mais ayant été architecte à Berlin avant de se consacrer à la BD, l'architecture est présente dans son livre, avec notamment une bibliothèque d'architecture qui est en fait la sienne. Il faut dire qu'il a imaginé le héros comme pouvant être son fils.
Cette BD est un peu pour l'auteur une réaction à l'histoire présente italienne, qui lui apparaît comme pesante, "stagnante." Il a donc voulu imaginer un avenir à l'Italie pour dépasser ça.



Cette émission, variée, intéressante et drôle, était excellente, j'ai passé un très bon moment.
La semaine prochaine, il n'y aura pas de Rendez-Vous au Palais de Tokyo pour cause de vacances.
Et les gens qui comme moi passent les vacances à Paris, que feront-ils le vendredi soir ?

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