jeudi 27 juin 2013

Le garçon girafe

Le garçon girafe

De: Christophe Pellet.
Mise en scène: Etienne Pommeret.

Spectacle de fin d'études des élèves de 2ème année en Cycle d'Enseignement Professionnel Initial de Théâtre, groupe 7.
Avec: Chantal Dervieux, Aurélien Feng, Clémentine Haro, Fabrice Henry, Pierre Izambert, Thomas Martin, Julien Masson, Juliette Parmantier, Candice Picaud, Lucie Raimbault, Marie Ripoll, Marie Schmitt, Ugo Strebel, Mathieu Touzé.

EDT 91, École Départemental de Théâtre
Direction: Christian Jéhanin.



Théâtre de l’Épée de Bois, La Cartoucherie,


La pièce suit sur trois décennies le parcours d'une bande de jeunes amis, qui s'aiment, se trahissent et affrontent la réalité d'une vie qui n'est pas forcément celle qu'ils s'étaient imaginés. Les victoires n'ont pas toujours les saveurs espérées, les amours la solidité rêvée et chacun se découvre finalement  bien plus veule qu'il ne l'aurait voulu.
Le spectacle est donc découpé en trois parties:
- 1ère partie: une petite ville au bord de l'océan, au cours des années quatre-vingts.
- 2ème partie: une capitale européenne, au cours des années quatre-vingt-dix.
- 3ème partie: la petite ville au bord de l'océan, au début du vingt-et-unième siècle.

Les personnages sont incarnés successivement par plusieurs comédiens, avec une parfaite fluidité, sans que le spectateur n'en soit le moins du monde gêné. Mais je dois dire que le reste m'a nettement moins convaincue. Le texte m'a semblé très banal, parfois presque manichéen dans sa représentation de la société, racontant sans éclat une histoire sans surprise. Et je dois dire que le choix de cette pièce pour de si jeunes comédiens m'a vraiment posé question. Demander à de jeunes gens de 18 ou 20 ans, l'âge par essence de tous les possibles et de toutes les espérances, d'incarner le temps qui passe et qui abîme, n'est-ce pas déjà mettre la barre beaucoup trop haut ? Jamais les comédiens n'arrivent réellement à faire leurs l'amertume et la désillusion propres à l'usure de l'existence, mais comment le pourraient-ils ? Dommage.

 

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