samedi 22 juin 2013

We were horses

We were horses

Carolyn Carlson et Bartabas
Centre chorégraphique national de Roubaix & Académie du spectacle équestre de Versailles
16 danseurs et 9 cavaliers.
Musique: Philip Glass.
 
Grande Halle de La Villette, jusqu'au 23 juin.


Bien sûr, We were horses fait partie de ces spectacles que l'on ne voit pas tous les jours. Certes, la rencontre entre le théâtre équestre et la danse contemporaine crée des moments d'une grande beauté. Mais pour ma part, si j'ai suivi cette création sans ennui, je ne suis néanmoins jamais réellement entrée dedans.

Peut-être que les chevaux n'exercent pas sur moi un pouvoir de fascination assez grand. Ce sont des animaux magnifiques, aux robes somptueuses, aux belles crinières brossées et parfois nattées et au port majestueux de monarques à quatre pattes. Ils sont agréables à contempler mais ne m'émeuvent pas outre mesure. Et les chorégraphies de Carolyn Carlson ont à peu près le même effet sur moi. Les gestes saccadés et les mouvements très décomposés, qui transforment les corps en troncs d'arbres noueux qui auraient décidé de se mouvoir, ne sont pas sans intérêt mais me laissent froide. Ajoutez malheureusement à ce manque d'inclination profonde la musique de Philip Glass, répétitive, entêtante et finalement assez pénible; j'ai entendu d'ailleurs de nombreux spectateurs s'en plaindre.

 


Le cercle est un des éléments visuels principaux de ce spectacle. Les danseurs évoluent majoritairement sur un plateau central circulaire autour duquel tournent les animaux. Tous multiplient les courses éperdues: hommes et chevaux gravitent autour d'une idée de concorde, de respect, de confiance et de coopération. Cavaliers et chevaux, danseurs et danseuses, hommes, bêtes et nature, tous constituent une petite part d'un même grand ensemble harmonieux, rond comme le monde.  L'idée me touche assez peu et les formes narratives pour l'exprimer m'ont semblé très répétitives. J'ai beaucoup aimé par contre les moments durant lesquels les cavalières dansent sur les chevaux en mouvement, mais ils ont été beaucoup trop rares à mon goût.

Premier spectacle de Bartabas qu'il m'était donné de voir, We were horses a donc globalement été une déception pour moi.
Une chose est sûre, I have never been a horse.

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