mercredi 21 août 2013

L'évincé au fond du pouvoir

L'évincé au fond du pouvoir
 
Yan Molin, 1999.
Collection Le Poulpe,
dirigée par Jean-Bernard Pouy à cette époque.
 
 
 
Le personnage de Gabriel Lecouvreur, alias Le Poulpe, est né en 1995 sous la plume de Jean-Bernard Pouy, Patrick Raynal et Serge Quadruppani.
 
Il s'agit d'une collection de romans policiers, écrits chacun par un auteur différent mais mettant en scène la même galerie de personnages gravitant autour du Poulpe, enquêteur indépendant du 11ème arrondissement, à la philosophie libertaire et grand amateur de bières.
 
J'en ai lu énormément dans les années 1990 lors que j'étais étudiante, des vraiment excellents et d'autres plus communs évidemment, et sans doute me suis-je lassée. Qui plus est, la vision politique, parfois simpliste dans certains opus, m'a moins convaincue lorsque j'ai un peu grandi. Et de ce fait, j'ignorais totalement que la collection se poursuivait aujourd'hui encore aux Éditions Baleine sous la direction de Gwenaëlle Denoyers.
 
Chaque titre est l'objet d'un jeu de mots, ce qui est plutôt réjouissant.
Le manuscrit de la mémère morte (Bellanti & Vacher, 1998.)
Le G.A.L., l'égout (Roger Martin, 1996.)
Ouarzazate et mourir (Hervé Prudon,1996.)
J'adore ! Je me rappellerai toujours de la tête du caissier de la Maison de la presse à Troyes quand je lui ai tendu Lundi, c'est sodomie (Romain Goupil, 1996.) Hihihi !
 
Ainsi donc, tomber par hasard sur L'évincé au fond du pouvoir m'a fait le plaisir d'une petite cure de jouvence inattendue. Affrontant un obscur service secret sous la coupe du ministre de la défense, Gabriel Lecouvreur enquête sur le suicide supposé d'un journaliste d'investigation. Si l'intrigue manque quelque peu de rebondissements, les personnages sont bien campés. L'ambiance poulpeuse, très réussie, rend cette lecture bien agréable.
 
 
 
 
Et pour qui aime cette collection, il faut voir absolument le film Le Poulpe de Guillaume Nicloux (1998) avec Jean-Pierre Daroussin et Clotilde Courau. Un petit bijou d'humour, d'ambiance noire dans une province glauque à souhait, de dialogues percutants et de kitch ! Darroussin y déploie des trésors de charme comme malgré lui et Clotilde Courau y est extraordinaire en coiffeuse bitchy. Une Cheryl 100% culte !
 
 
 

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