jeudi 22 août 2013

Omaha Beach

Vue depuis le cimetière américain de Colleville-sur-Mer.

"Le 6 juin avant l'aube, trois divisions aéroportées - les 82ème et 101ème américaines et la 6ème britannique - se posèrent en parachute et en planeur à l'arrière des plages prévues pour le débarquement, tandis que les forces navales alliées, dont les US Coast Guards, amenaient les troupes d'assaut d'Angleterre. A 6h30, six divisions d'infanterie américaines, britanniques et canadiennes commencèrent à débarquer sur les plages Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword pour la plus importante opération amphibie de l'Histoire."
Plaquette de présentation du cimetière américain de Colleville-sur-Mer. 
 
 
 
Sous le nom de code d'Omaha se cachent les plages de trois petits villages du Calvados entrés avec fracas dans l'histoire en juin 1944: Vierville-sur-Mer, Colleville-sur-Mer et Saint-Laurent-sur-Mer.
 
Les 1ères et 29ème divisions américaines qui débarquèrent à Omaha le matin du 6 juin 1944 affrontèrent des conditions extrêmement difficiles: une mer démontée, une multitude d'obstacles meurtriers (mines, barbelés...), un site pratiquement imprenable car les falaises étaient truffées de bunkers et les dunes fortifiées, et des ennemis bien plus nombreux que prévu avec la présence d'une unité allemande en manœuvre non signalée.
Preuve de l'enfer que durent connaître les soldats, Omaha fut la seule plage où le réembarquement fut envisagé. Les pertes sur Omaha Beach, avec plusieurs milliers de blessés, de tués et de disparus, représentèrent près de 40% de celles du Jour-J.
Mais à la fin de la journée, les troupes avaient réussi à prendre un contrôle fragile d'Omaha Beach, devenu le symbole de l'acharnement américain.
 
 
 
 
 
 
Aujourd'hui, Omaha Beach est l'endroit le plus paisible qui soit. C'est une plage sublime, sans doute l'une des plus belles de France. Je crois pouvoir dire qu'elle compte parmi mes lieux favoris. J'aime y revenir, m'y promener, contempler les paysages de dunes et de falaises, le balancement de la mer, les longues étendues de sable mouillé. Et à chaque fois, le contraste entre ce site d'une parfaite beauté tranquille et toutes les horreurs qui s'y sont déroulées me plonge dans le même abîme de perplexité. Douceur et barbarie ont pour longtemps élu domicile au même endroit.
Omaha Beach...
J'y suis toujours venue avec des gens que j'aimais profondément, ce qui n'est pas anecdotique, car il y a dans l'air une charge émotionnelle très forte qu'il est bon de partager.
 
 
 
 
 
On ne peut s'empêcher d'imaginer, même si bien sûr on sait que l'on n'y parviendra jamais vraiment. Un jour ici, la mer était rouge de sang.
 
 

 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le débarquement et les événements qui se sont déroulés à Omaha Beach ont inspiré plusieurs films. Je n'en ai vu aucun à ce jour - je ne suis pas certaine d'avoir l'estomac pour cela - mais si l'occasion se présente, je pense que ça peut être intéressant.
 
The Longest Day (Le jour le plus long), réalisé par K. Annakin, A. Marton, G. Oswald, B. Wicki et D. Zanuck en 1962, avec un casting sans doute parmi les plus impressionnants de toute l'histoire du cinéma.
 
The Big Red One (Au-delà de la gloire), réalisé par Samuel Fuller en 1980, avec Lee Marvin.
Samuel Fuller, soldat de deuxième classe débarqué à Omaha Beach, s'est inspiré de sa propre histoire:
"Trois heures durant au lieu des vingt-cinq minutes prévues. La mer est rouge de sang. Des culs, des couilles, des yeux, des têtes, des intestins, des bras, des doigts, des bouches, juste une bouche. Partout ! Un cauchemar !"
Saving Private Ryan (Il faut sauver le soldat Ryan), réalisé par Steven Spielberg en 1998, avec Tom Hanks et Matt Damon.
 
 
Robert Capa
American Troops Landing on D-Day, Omaha Beach, Normandy Coast
1944.
 

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