samedi 22 février 2014

Fashion Week Milano, Moschino

Pour sa première collection à la tête de la maison italienne, le designer américain Jeremy Scott a laissé libre cours à la fantaisie qui le caractérise, lui qui créa des costumes pour Björk, Madonna ou Britney Spears.





Pourtant, pour commencer, les uniformes de fast-food revisités m'ont plutôt mise mal à l'aise. Le plus souvent, quand on n'est ni médecin ni professionnel de santé, travailler en blouse n'a rien de glamour. Étudiante, j'en avais une quand je bossais dans un supermarché où je faisais la caisse et où je cuisais du pain surgelé, et il faut drôlement prendre sur soi pour garder sa bonne humeur et poser un regard distancié sur les choses; et d'autant plus j'imagine quand c'est le job de toute une vie. De ce fait, le côté humoristique de ces looks de serveuses de frites et de nuggets m'échappe et me paraît même un peu indécent, car il touche les êtres plus que les symboles.



Par contre, les robes imprimées d'emballages de junk-food m'ont énormément plu. Voilà qui est drôle, impertinent et réussi ! La rencontre improbable entre la Fashion Week et un paquet de chips bien riche en graisses hydrogénées est assez jubilatoire. L'antagonisme par excellence se révèle finalement être les deux faces de la même pièce (de monnaie.)







J'ai adoré la robe avec les céréales Cheerios, qui m'a rappelé des œuvres de Jeff Koons.


Jeff Koons, Cut-Out,
Huile sur toile, 277.6 x 201.3 cm,
1999.


Jeff Koons, Grotto,
Huile sur toile, 299.7 x 431.8 cm,
2000.

Et rappelons également que Jeremy Scott est sans doute le seul designer de mode à avoir joué son propre rôle dans le soap opera Les feux de l'amour. L'épisode, qui date de l'été 2010, a d'ailleurs été diffusé en France ce mois-ci.


Coincé entre Lauren Fenmore et Jill Abbott,
aïe aïe aïe !

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