vendredi 17 octobre 2014

Street Art & Nuit Blanche

La Nuit Blanche parisienne du 4 octobre dernier a laissé une large place au Street Art, décidément très en vogue dans le 13ème arrondissement.
Ainsi, la Halle Freyssinet, ancien bâtiment ferroviaire non loin de la gare d'Austerlitz, a été investie pour l'occasion par plusieurs artistes internationaux, attirant énormément de visiteurs malgré une nuit d'automne des plus impitoyables.


















En entrant par la rue du Chevaleret, comme pour nous souhaiter la bienvenue, l'artiste berlinois Jan Vormann avait déjà rafistolé un vieux mur décrépi à l'aide de briques de Lego. Le projet, qu'il construit au fil de ses pérégrinations urbaines, s'appelle Dispatchwork et est emprunt d'une gaieté communicative.




L'une des trois nefs de la Halle Freyssinet avait été investie par l'artiste italienne Esther Stocker, mais des motifs sans grand intérêt et une mauvaise utilisation d'un espace pourtant hors du commun m'ont très vite détournée de son œuvre. Ce qui était exposé dans les petites niches sur le côté des bâtiments était selon moi bien plus intéressant.

A commencer par 25 fantômes de Florian Marco, des burqas spectrales, fascinantes autant qu’inquiétantes. C'est de loin l'œuvre qui m'a le plus touchée par sa puissance évocatrice: la nuit parisienne prenait une tournure très inquiétante et on se sentait réellement hanté.














Mademoiselle Maurice et ses papillons en origami nous ramenaient ensuite vers une poésie bucolique et colorée avec Black Out.












Puis venaient les animaux très graphiques et très travaillés du duo d'artistes Monkey Bird Crew, avec Singerie oisive.





Rouge avait su magnifiquement occuper l'espace avec ce beau portrait intitulé Créature, qui transformait en véritables outils plastiques les moindres reliefs de cet espace industriel.



L' œuvre de Jean Faucheur, Yeux fluos, était très surprenante. Tout d'abord, on ne voyait qu'une grande toile avec des disques colorés, qu'une lumière fluorescente rendait presque aveuglante. Ce n'est qu'en prenant du recul que le visage apparaissait, regard vif et inquiétant.




La bête humaine, celle de Renoir, pour ce Cheminot de STF Moscato, permettait à la Halle Freyssinet de revenir à ses premières amours...




Jef Aérosol habillait quant à lui la nuit d'un tempo soul bleuté, avec Nuit blanche, voix noires.






Et pour finir, un ego trip onirique de Brusk.


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